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Claude Code vs Cursor : quelle différence ?

Bon, soyons honnêtes : quand on commence à s’intéresser aux assistants IA pour coder, on tombe vite sur ces deux noms. Et au début, c’est le flou total. Claude Code, Cursor… on dirait presque la même chose, non ? Sauf qu’en réalité, on parle de deux outils complètement différents dans leur approche.
Claude Code, c’est l’outil en ligne de commande développé par Anthropic. Si vous connaissez déjà Claude (le chatbot intelligent), imaginez sa version terminal. Vous tapez des commandes, vous dialoguez avec l’IA directement depuis votre console, et elle vous aide à générer du code, corriger des bugs ou comprendre des bouts de script complexes. C’est rapide, c’est direct, mais ça demande quand même de savoir un minimum naviguer dans un terminal.
Cursor, de son côté, c’est carrément un éditeur de code complet. Pensez à Visual Studio Code, mais dopé à l’IA. Vous avez toute l’interface graphique, les extensions, la coloration syntaxique, l’autocomplétion… et en plus, une intelligence artificielle intégrée qui vous suggère du code en temps réel, corrige vos erreurs et répond à vos questions sans sortir de l’éditeur.
La différence fondamentale ? Claude Code, c’est un assistant ponctuel que vous appelez quand vous en avez besoin. Cursor, c’est un environnement de travail permanent où l’IA devient votre binôme de développement.
Claude Code : l’assistant en ligne de commande

Claude Code fonctionne via une interface en ligne de commande (CLI pour les intimes). Vous l’installez, vous lancez une session, et vous dialoguez avec Claude directement depuis votre terminal. Ça peut sembler intimidant au premier abord, mais dans la pratique, c’est assez fluide une fois qu’on a compris la logique.
L’avantage, c’est la légèreté. Pas besoin de changer d’éditeur, pas d’installation lourde. Vous gardez votre workflow habituel et vous ajoutez juste un outil supplémentaire quand vous bloquez sur un problème. Certains développeurs apprécient aussi cette séparation : l’IA reste un outil externe, vous gardez le contrôle total de votre environnement de code.
Par contre, il faut accepter de switcher entre votre éditeur et le terminal. Ça casse un peu le rythme, surtout si vous êtes du genre à coder en flux tendu. Et puis, soyons clairs : si vous n’avez jamais touché à un terminal de votre vie, la courbe d’apprentissage existe.
Cursor : l’éditeur de code intelligent

Cursor, c’est une autre philosophie. L’outil est votre éditeur de code. Il reprend la base de VS Code (que beaucoup de développeurs utilisent déjà), mais avec une IA intégrée de bout en bout. Vous tapez du code, et l’assistant vous propose des complétions intelligentes, pas juste basées sur des patterns, mais sur la compréhension réelle de ce que vous essayez de faire.
Vous pouvez aussi ouvrir un chat latéral et poser des questions sur votre code sans jamais quitter l’éditeur. « Pourquoi cette fonction plante ? », « Comment optimiser cette boucle ? », « Génère-moi un test unitaire pour ce composant »… L’IA a accès à l’ensemble de votre projet, elle comprend le contexte.
L’expérience est clairement plus immersive. Vous restez dans un seul outil, tout est fluide. Par contre, il faut accepter de migrer (ou de tester un nouvel éditeur), et ça peut demander un petit temps d’adaptation, surtout si vous êtes très attaché à votre config actuelle.
Tableau comparatif des fonctionnalités principales
| Critère | Claude Code | Cursor |
|---|---|---|
| Type d’outil | CLI / ligne de commande | IDE complet (basé sur VS Code) |
| Intégration | Externe, utilisé en complément | Environnement tout-en-un |
| Accès au contexte projet | Limité (selon commandes) | Complet (analyse globale) |
| Courbe d’apprentissage | Moyenne (nécessite terminal) | Faible (interface familière) |
| Fluidité workflow | Nécessite des allers-retours | Fluide, tout dans un seul outil |
Au final, le choix entre les deux dépend vraiment de votre manière de travailler. Si vous aimez garder vos outils bien séparés et que vous êtes à l’aise avec le terminal, Claude Code peut parfaitement faire l’affaire. Si vous cherchez une expérience plus intégrée et que vous voulez que l’IA devienne un vrai copilote de développement, Cursor sera probablement plus naturel. Pour aller plus loin avec Claude et maîtriser l’IA conversationnelle en développement, ou si vous souhaitez intégrer l’intelligence artificielle dans votre entreprise, plusieurs ressources sont disponibles.
Tarifs et accessibilité : quel investissement prévoir ?

Bon, parlons argent. Parce que c’est bien beau de comparer les fonctionnalités, mais au moment de sortir la carte bleue, les choses deviennent concrètes. Entre Claude Code et Cursor, les modèles économiques ne jouent pas dans la même cour, et ça peut franchement peser dans la balance.
Claude Code : tarification et limites gratuites
Claude Code suit la logique des API d’Anthropic : vous payez essentiellement à l’usage. Il existe une formule gratuite, mais elle est assez limitée. Vous avez droit à un quota mensuel de requêtes, et une fois ce quota épuisé, soit vous attendez le mois suivant, soit vous passez à la version payante.
Concrètement, si vous utilisez Claude Code occasionnellement – genre pour débloquer un problème ponctuel ou générer un script rapide – la version gratuite peut suffire. Par contre, dès que vous commencez à l’utiliser régulièrement dans votre workflow, vous allez vite taper dans le plafond. Et là, il faut basculer sur un abonnement Pro, qui tourne autour de 20$/mois selon les formules d’Anthropic.
L’avantage, c’est que vous pouvez tester gratuitement avant de vous engager. L’inconvénient, c’est qu’il faut surveiller sa consommation, surtout si vous êtes du genre à poser quinze questions par jour à l’IA. Certains utilisateurs trouvent ça un peu stressant, cette logique de quota.
Cursor : plans d’abonnement et essai gratuit
Cursor propose une approche différente. L’outil est gratuit pendant deux semaines, sans restriction majeure. Ça vous laisse le temps de vraiment tester l’éditeur, de voir si l’IA vous apporte de la valeur, et de vous faire une idée précise avant de payer.
Passé ce délai, il faut souscrire à un abonnement. Le plan le plus courant, c’est environ 20$ par mois également, avec accès complet à l’IA intégrée, suggestions illimitées (ou presque), et support de l’ensemble de votre base de code. Il existe aussi des formules pour les équipes, mais elles montent vite en prix.
Ce qui est intéressant avec Cursor, c’est que tout est inclus dans l’abonnement. Pas de surprise, pas de quota à surveiller minute par minute. Vous payez votre mensualité, et vous utilisez l’outil autant que vous voulez. Pour quelqu’un qui code tous les jours, c’est rassurant. Par contre, si vous ne codez qu’une fois de temps en temps, payer 20 balles par mois pour un usage sporadique, ça peut piquer.
Du coup, le rapport qualité-prix dépend vraiment de votre fréquence d’utilisation. Un développeur qui bosse à plein temps sur des projets complexes rentabilisera vite son abonnement Cursor. Un entrepreneur qui fait juste un peu de scripting ponctuel aura peut-être plus intérêt à rester sur Claude Code en version gratuite, ou à payer à l’usage quand c’est nécessaire.
Workflow et expérience utilisateur : lequel est le plus intuitif ?

Au-delà du prix, il y a une question encore plus concrète : avec lequel des deux vous allez vraiment bosser ? Parce qu’un outil peut être puissant sur le papier, mais si vous passez votre temps à galérer avec l’interface ou à casser votre rythme de travail, il finit au placard.
Interface et prise en main
Claude Code, c’est du terminal pur. Si vous avez l’habitude de taper des commandes, d’utiliser Git en ligne de commande, ou de lancer des scripts sans interface graphique, vous allez être en terrain connu. Vous ouvrez votre console, vous tapez claude-code, et vous discutez avec l’IA comme si vous envoyiez des messages dans un chat textuel.
C’est minimaliste, mais ça veut aussi dire qu’il n’y a pas de boutons, pas de menus, pas de raccourcis visuels. Tout passe par du texte. Pour certains développeurs, c’est parfait : ça va vite, c’est léger, ça ne pollue pas l’écran. Pour d’autres – surtout ceux qui viennent du monde no-code ou qui débutent – c’est un peu déstabilisant.
Cursor, à l’inverse, mise tout sur l’expérience visuelle. L’interface reprend celle de VS Code, ce qui signifie que si vous avez déjà utilisé cet éditeur (ou même juste ouvert un fichier dedans), vous ne serez pas perdu. Vous avez vos fichiers à gauche, votre code au centre, et un panneau de chat IA sur le côté ou en bas, selon votre config.
La prise en main est vraiment rapide. En quelques minutes, vous comprenez comment poser une question, comment accepter une suggestion de code, comment naviguer entre vos fichiers et l’assistant. C’est pensé pour être fluide, et dans la pratique, ça l’est. Même quelqu’un qui n’a jamais codé peut s’y retrouver assez vite, surtout si l’objectif est de prototyper ou de comprendre du code existant.
Intégration avec vos outils actuels
Claude Code a l’avantage d’être neutre. Vous continuez à utiliser votre éditeur préféré – Sublime Text, IntelliJ, Vim, peu importe – et vous appelez Claude quand vous en avez besoin. Ça ne change rien à votre setup. Par contre, ça veut dire aussi que vous devez jongler entre deux fenêtres : votre éditeur d’un côté, le terminal de l’autre. Certains développeurs trouvent ça lourd, surtout quand ils sont en plein flow.
Cursor, lui, remplace carrément votre éditeur. Si vous êtes déjà sur VS Code, la transition est douce : vous importez vos extensions, vos thèmes, vos raccourcis, et tout roule. Si vous utilisez un autre éditeur… il faut accepter de migrer. Et ça, c’est pas toujours évident, surtout quand vous avez des années de personnalisation derrière vous.
Mais une fois que c’est fait, tout devient centralisé. Vous codez, vous posez des questions, vous corrigez, vous testez… sans jamais quitter l’interface. L’IA a accès à tout votre projet en temps réel, elle comprend les dépendances, les imports, la structure des dossiers. Dans la pratique, ça donne des suggestions beaucoup plus pertinentes qu’un assistant externe qui ne voit qu’un bout de code isolé. Pour aller plus loin dans la maîtrise de l’IA conversationnelle appliquée au développement, ou découvrir comment connecter Claude Code à vos outils no-code, plusieurs ressources existent pour optimiser votre workflow.
Quel outil choisir selon votre profil ?
Alors maintenant, la vraie question : lequel prendre ? Parce que bon, on a fait le tour des fonctionnalités, des tarifs, de l’expérience utilisateur… mais au final, il faut trancher. Et pour ça, il faut vraiment partir de votre situation, pas d’un comparatif théorique.
Pour les entrepreneurs et créateurs sans background technique
Si vous êtes dans ce cas – vous avez une idée de projet, vous voulez prototyper un outil ou automatiser des trucs, mais vous n’avez jamais vraiment codé – je vous conseille clairement Cursor. Pas parce qu’il est meilleur dans l’absolu, mais parce qu’il va vous accompagner de A à Z sans vous larguer en route.
L’interface visuelle fait toute la différence. Vous voyez ce que vous faites, vous cliquez, vous posez des questions en français (ou presque), et l’IA vous répond dans le contexte direct de votre fichier. Vous n’avez pas besoin de savoir ce qu’est un terminal, ni de mémoriser des commandes. Vous ouvrez Cursor, vous créez un fichier, et vous commencez à construire.
En plus, l’IA intégrée comprend vraiment le projet dans son ensemble. Si vous bossez sur un petit site, un script d’automatisation, ou même une landing page, elle va pouvoir vous suggérer des bouts de code cohérents avec ce que vous avez déjà écrit. C’est hyper rassurant quand on débute, parce qu’on a l’impression d’avoir un mentor à ses côtés.
Par contre, acceptez de payer 20$ par mois dès que l’essai gratuit est terminé. C’est un investissement, mais si vous gagnez ne serait-ce que quelques heures de galère par mois, c’est vite rentabilisé.
Pour les développeurs confirmés en quête de performance
Si vous êtes déjà à l’aise avec le code, que vous avez un éditeur bien configuré et un workflow rodé, la réponse est moins évidente. Certains développeurs expérimentés préfèrent Claude Code, justement parce qu’il ne vient pas chambouler leur environnement.
Vous gardez votre setup, vos extensions, vos raccourcis claviers, vos thèmes soigneusement choisis après des années d’ajustements. Et quand vous bloquez sur un algo complexe, un bug chelou ou une question d’architecture, vous ouvrez le terminal, vous posez votre question à Claude, et vous repartez.
Dans la pratique, pas mal de devs apprécient cette séparation. L’IA reste un outil ponctuel, pas un copilote permanent. Ça évite aussi la dépendance : vous ne devenez pas accro aux suggestions automatiques, vous gardez le contrôle total de votre code.
Après, si vous bossez sur des projets vraiment complexes – genre des architectures multi-services, du refactoring massif, ou des revues de code sur de gros repos – Cursor peut quand même avoir un avantage. Le fait que l’IA ait accès à l’intégralité du contexte projet change la donne. Elle peut analyser des dépendances croisées, vous suggérer des optimisations globales, ou détecter des incohérences que vous auriez mis des heures à repérer manuellement.
Certains développeurs seniors utilisent d’ailleurs les deux : Claude Code pour les questions rapides et le debug ponctuel, Cursor pour les phases de développement intensif où ils veulent vraiment maximiser la productivité.
Mon retour d’expérience et recommandation finale
De mon côté, j’ai testé les deux sur plusieurs semaines. Au début, j’étais plutôt Claude Code, parce que je ne voulais pas changer d’éditeur. Mais dans les faits, je me suis retrouvé à perdre du temps à copier-coller du code entre mon terminal et mon IDE, à reformuler des questions parce que Claude n’avait pas le contexte complet.
J’ai fini par basculer sur Cursor pour un projet de refonte, et honnêtement, je n’ai pas fait marche arrière. La fluidité change tout. Poser une question sans quitter son fichier, voir les suggestions de code s’intégrer directement dans l’éditeur, pouvoir naviguer entre plusieurs fichiers pendant que l’IA analyse l’ensemble… ça fait gagner un temps fou.
Maintenant, je ne dis pas que Claude Code ne sert à rien. Si vous voulez juste un assistant léger, que vous codez occasionnellement, ou que vous tenez vraiment à votre éditeur actuel, il fait très bien le job. Mais si vous cherchez à vraiment booster votre productivité sur du développement régulier, Cursor me semble plus adapté.
Au final, le meilleur conseil que je peux vous donner : testez les deux. Claude Code a une version gratuite, Cursor vous laisse deux semaines d’essai. Lancez-vous sur un vrai projet – pas un exercice théorique – et voyez lequel colle le mieux à votre manière de travailler. Parce qu’au-delà des fonctionnalités sur papier, c’est vraiment votre ressenti au quotidien qui va faire la différence.
Et si vous voulez aller plus loin sur l’utilisation des outils IA pour optimiser votre business – pas juste le code, mais toute votre stratégie digitale – on en parle régulièrement sur Voltee. Parce qu’au-delà de l’outil, c’est surtout la méthode qui compte. Si vous souhaitez approfondir ces sujets, découvrez notre formation IA et automatisation pour intégrer l’intelligence artificielle dans son entreprise.








